🎯 Absentéisme : 3 leviers pour aider les entreprises à ne plus le subir
Face à la progression de l’absentéisme, la Fédération des intervenants en risques psychosociaux (Firps) invite les entreprises à ne pas se focaliser sur le contrôle des arrêts maladie.
Dans un guide publié récemment, elle propose trois leviers : anticiper les absences et leurs conséquences sur les collectifs, mieux préparer les retours au travail et affiner l’analyse du phénomène.
🚗 Les trajets domicile-travail pèsent sur l’attractivité des entreprises
Les conditions de trajet domicile-travail constituent un critère important dans les choix professionnels des salariés. Selon le baromètre Alphabet France-Ifop 2026 (*), 73 % des actifs déclarent qu’elles influencent leur décision de postuler à une offre d’emploi ou de rester dans une entreprise. Cette proportion atteint 82 % chez les moins de 35 ans.
Les dispositifs de mobilité proposés par l’employeur jouent également un rôle : 68 % des actifs affirment qu’ils peuvent peser sur leur décision de rejoindre ou de rester dans une entreprise.
Les déplacements ont aussi des répercussions sur la qualité de vie au travail. Près de trois actifs sur dix (29 %) estiment que leurs trajets ont un impact négatif sur leur qualité de vie, une proportion qui grimpe à 48 % en Ile-de-France. Les principales difficultés citées sont la perte de temps (60 %), les embouteillages ou la surfréquentation des transports (53 %) et les problèmes de ponctualité (45 %).
En moyenne, les actifs parcourent 17 kilomètres et consacrent 24 minutes à leurs trajets domicile-travail.
(*) L'étude a été réalisée par l'Ifop pour Alphabet France du 22 au 26 juin 2026 auprès de 1 002 actifs français âgés de 18 ans et plus.
🏋️‍♀️ Arrêt maladie et compétition d’Hyrox : son employeur néerlandais l’apprend…
🤕 Faits : Expliquant souffrir d’une mononucléose infectieuse, aussi appelée « maladie du baiser », une employée néerlandaise assurait être épuisée au moindre effort. Pourtant, pendant son arrêt maladie, la jeune femme âgée d’une trentaine d’années a participé à un Hyrox, une compétition fitness très exigeante mêlant course à pied et exercices de renforcement musculaire.
⛔ Après en avoir eu connaissance, l’agence immobilière qui l’employait l’a licenciée sur-le-champ, en invoquant une rupture de confiance. La justice néerlandaise vient de valider son renvoi.
💶 Indemnisation AT/MP : à compter du 1er novembre 2026, le montant du salaire journalier de base ne peut pas dépasser 0,226 % du plafond annuel de la sécurité sociale pour le calcul des IJSS versées en cas d'AT/MP
Un décret du 30 septembre 2026 fixe la limite maximale de rémunération annuelle, servant de base au calcul des indemnités journalières servies à la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle (AT/MP) par la CPAM, à 0,226 % du plafond annuel de sécurité sociale, soit l'équivalent de 1,8 Smic.
► Cette limite est actuellement fixée à 0,834 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
Ces nouvelles dispositions rapprochent le régime AT/MP du régime de la maladie ordinaire, lui, plafonné à 1,4 Smic - contre 1,8 Smic - depuis le 1er avril 2025, en vertu du décret du 20 février 2025.
Ces nouvelles dispositions sont applicables au 1er novembre 2026.
Concrètement, le montant brut de l'indemnité journalière d'AT/MP est obtenu en multipliant le salaire journalier de base par un taux égal à :
60 % pendant les 28 premiers jours d'arrĂŞt de travail ;
et 80 % Ă partir du 29e jour.
L'exposé des motifs du décret justifie ces nouvelles mesures par la "dégradation rapide du solde de la branche accidents du travail et maladies professionnelles" et son souhait de "responsabiliser davantage les employeurs".
Références : Décret n°2026-909 du 30 septembre 2026
🧾Un accord peut réserver aux cadres le versement de l’indemnité de licenciement en cas de faute grave
🚌Faits : un conducteur, non-cadre, employé dans une entreprise soumise à la CCN des réseaux de transports urbains de voyageurs, est licencié pour faute grave. Il saisit la juridiction prud’homale afin de se voir octroyer l’indemnité conventionnelle de licenciement prévue pour les cadres ayant commis une telle faute. À l’appui de sa demande, il fait valoir qu’en réservant le bénéfice de cette indemnité aux seuls cadres la convention collective instaure une inégalité de traitement injustifiée au détriment du personnel non-cadre.
👨🏻‍⚖️ La Cour de cassation juge que cette différence de traitement est présumée justifiée.
Elle rappelle que les différences de traitement entre catégories professionnelles, opérées par voie de conventions ou d’accords collectifs négociés et signés par des syndicats représentatifs, sont présumées justifiées, de sorte qu’il appartient à celui qui les conteste de démontrer qu’elles sont étrangères à toute considération de nature professionnelle.
En application de cette convention collective, l’indemnité de licenciement n’est pas exclu pour les cadres même en cas de faute grave.
❌ En conséquence, un salarié non cadre licencié pour faute grave ne peut pas réclamer le bénéfice de l’indemnité de licenciement prévue pour les cadres.
Référence : Cass. soc. 16 septembre 2026 n° 24-21.567
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